Vacant depuis la démission de Lumbi, le poste de conseiller spécial en matière de sécurité du chef de l'Etat de nouveau occupé

Le poste de « conseiller spécial en matière de sécurité » resté vacant depuis la démission de Pierre Lumbi Okongo est de nouveau occupé par Me Jean Mbuyu Luyongola.

Que dire de cette nomination pour un poste autant stratégique qui n’a plus connu d’animateur depuis près de trois ans ? La question demeure. A l’évidence, le contexte politico-sécuritaire du pays soulève d’autres questionnements. La situation sécuritaire s’est détériorée dans plusieurs parties du pays ; la crise liée à des divergences sur l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre s’enlise avec comme conséquence majeure des réalités macabres sur les droits humains ; la pression internationale qui s’accentue… Il faut, à tout prix, maintenir à flot la frêle embarcation. Ainsi, le nouveau conseiller spécial en matière de sécurité, un des membres du sérail présidentiel devra cogiter sur des dossiers importants. Il est, en réalité, un pion lancé pour gagner les derniers carreaux par ces temps de fortes agitations politiques. Sa nomination tient d’un calcul politique bien pensé par un pouvoir terriblement réactif plutôt qu’actif. Les stratégies doivent se multiplier pour faire baisser, sinon contourner la situation qui se présente. C’est-à-dire trancher dans le vif face à la tempête de la pression interne et internationale, notamment, sur les exigences immédiates : libération des cas emblématiques, liberté des manifestations, respect du calendrier électoral publié… La nomination d’un conseiller spécial en matière de sécurité pour le chef de l’Etat intervient également en un moment où, au sein de la famille politique du chef de l’Etat, l’édifice a montré autant sa fragilité, notamment avec des luttes d’influence entre différentes personnalités se battant pour des bénéfices et rétributions de situation…

Top