« Si l’on veut partager les dividendes du développement de la Chine il faut d’abord respecter son propre rythme de développement »

Le 10 avril, le président Xi Jinping a réitéré dans un discours prononcé lors de l’ouverture du Forum de Bo’ao pour l’Asie que les portes de la Chine ne se refermeraient jamais mais, au contraire, allaient davantage s’ouvrir.

« La Chine va mettre en œuvre 4 mesures importantes telles qu’un assouplissement important des conditions d’accès au marché chinois, la création d’un environnement d’investissement plus attractif, le renforcement de la protection de la propriété intellectuelle, et une hausse du volume des importations », a-t-il annoncé.

Encouragé par les propos tenus par le président Xi Jinping, durant la nuit du 10 au 11 avril, les Bourses européennes et américaines ont connu de fortes hausses. La capitalisation boursière a connu une croissance de 1 000 milliards de dollars, en réaction à ce discours important.

Cela montre que la réforme et l’ouverture entreprises par la Chine vont continuer à apporter d’immenses dividendes au monde.

Les anticipations du marché mondial des capitaux sont en effet bien fondées, ces anticipations étant réalisées sur la base de la contribution de la Chine au monde depuis 40 ans.

Le Dow Jones, ignorant la perquisition de l’avocat personnel du président américain Donald Trump, a connu une progression de 2%.

Lors de la clôture des Bourses aux Etats-Unis, Donald Trump a publié un message sur Twitter, dans lequel, il remercie le président Xi Jinping pour son discours amical. La hausse des Bourses américaines est très bénéfique pour Donald Trump qui peut l’interpréter comme un scrutin par la capitalisation. Cela le soutient également face à ses adversaires politiques : « la perquisition contre mon avocat est une attaque contre l’Etat, il s’agit d’une attaque contre tout ce que nous représentons. »

La hausse des Bourses en Europe et au Japon correspond tout à fait à la logique contenue dans le discours de Xi Jinping. Mais les nuages noirs de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis ne sont pas dégagés pour autant.

Si cela continue, combien de dividendes dégagés par la réforme et l’ouverture de la Chine pourront profiter au marché des capitaux américains ? Quelque chose d’inattendu risque de se produire, entraînant une chute importante des Bourses américaines.

Si l’on estime que c’est la Chine qui est obligée de céder face aux Etats-Unis, c’est un malentendu. Cette erreur, en réalité, est une explication erronée de la politique nationale de réforme et d’ouverture.

La réforme et l’ouverture de la Chine est une politique provisoire, qui peut être dictée et contrôlée par les pays étrangers.

Ceux qui connaissent vraiment la Chine savent certainement que la politique de réforme et d’ouverture de la Chine est une politique fixée il y a 40 ans, c’est une politique décidée par un consensus national.

Et elle sera appliquée à son propre rythme. Les Etats-Unis qui se vantent d’être le pays qui respecte le mieux l’économie de marché, devraient plus facilement comprendre que les Chinois que ce rythme est propre à chaque pays, et qu’il est important pour la Chine. La Chine ne cédera jamais face à la pression.

Du point de vue du marché, tout coûte cher. Et le temps est ce qui coûte le plus cher. Même si cela n’est mentionné que par très peu de personnes, c’est pourtant une condition préalable à toute activité de l’économie de marché.

Imaginons un peu ces dernières années sans la contribution importante de la Chine à la croissance économique du monde.

Les Etats-Unis auraient sans doute eu plus de mal à sortir de la crise des surprimes, la zone euro aurait également eu plus de mal à sortir de la crise de la dette, l’économie mondiale serait beaucoup moins prospère qu’aujourd’hui. La raison pour laquelle la Chine est devenue un pilier de la prospérité du monde, c’est parce que dans la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, tout s’est déroulé en bon ordre.

La conclusion est évidente : en dépit des tentatives de l’étranger de perturber le rythme de la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine, celles-ci seront réfutées par la Chine.

Tout en respectant la stratégie de la coopération gagnant-gagnant, la Chine va continuer à lancer de nouvelles mesures dans le cadre de la politique de réforme et d’ouverture, et apportera ainsi une nouvelle contribution à la création d’une communauté de destin commun pour l’humanité.

Aujourd’hui, Yi Gang, gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale chinoise), a publié les mesures d’ouverture de la Finance chinoise et le calendrier, preuve que la Chine est bien préparée pour sa réforme et son ouverture, et que la Chine reste fidèle à la parole donnée et est résolue dans ses actes.

La Chine est prête à partager les dividendes de son ouverture mais elle a aussi besoin que le monde respecte son propre rythme d’ouverture.

Top