Le gouvernement congolais a lancé mercredi 8 Aout la campagne de vaccination contre la nouvelle épidémie d’Ebola déclarée au pays il y a une semaine.

Les cérémonies y relatives se sont déroulées à Mangina, l’épicentre de la nouvelle épidémie.    

A l’occasion du lancement, ce sont les autorités politico-administratives-notamment le ministre provincial de la santé, administrateur du territoire de Beni et l’administrateur de la zone de santé de Mabalako  qui ont été les premiers à être vaccinés en vue d’encourager les cibles.

Jusque mardi dernier, le ministère de la santé indiquait avoir enregistré 966 contacts pouvant bénéficier de vaccins dans toutes les zones de santé sous surveillance, notamment celles de Beni, Butembo, Oicha, Mabalako, Musienene, Mandima et Mambasa (en Ituri).

Il s’agit notamment des prestataires de soin de première ligne, les personnes ayant entré en contact avec les malades d’Ebola confirmés, et les contacts de ces contacts.

«Peut-être que tous les habitants veulent être vaccinés, mais nous ne saurons le faire, car pour une riposte efficace, les scientifiques nous ont recommandé de nous concentrer sur les cibles», a expliqué le ministre congolais de la santé.

Un employé au ministère de la santé a signalé à RDC  que le pays ne saura pas mener une campagne de vaccination de masse suite aussi au stock limité des vaccins disponibles au pays.

Tenez, seules  3 220 doses de vaccins sont restées en stock dans la capitale Kinshasa, au terme de la campagne de vaccination expérimentale contre Ebola dans le Nord-ouest du pays.

Dans la région où se vit la nouvelle épidémie, 12 équipes de vaccinateurs vont être déployées dans les différentes zones touchées, annonce le ministère de la santé.

D’après le ministère  de la santé, jusque mercredi 44 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région de Beni, dont 17 confirmés, parmi lesquels l’on signale 9 morts déjà.

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