Plainte contre les cloches : une pure distraction

Le scénario de faire trainer un curé d’une des paroisses catholiques de Kinshasa à la justice parce qu’ayant lancé l’opération de cloches est une faute politique grave… A vrai dire, il s’agit d’une pure distraction orchestrée dans un moment décisif de l’histoire du pays.

Qui ne s’étonne pas de l’existence d’une plainte pour tapage nocturne à Kinshasa ? Kinois ou pas Kinois ou même de Walikale au Nord-Kivu,  tout le monde est sans ignorer que depuis toujours, la capitale congolaise paye un lourd tribut des tapages non seulement nocturnes mais aussi diurnes. Et l’Etat est aux abonnés absents quand il s’agit de faire respecter la loi en cette matière.

Qui ignore que des milliers d’églises de réveil disséminées à travers Kinshasa font un tapage diurne et nocturne sans qu’elles soient sanctionnées par l’autorité compétente ?

Qui ignore que les bars et autres buvettes de boissons de Kinshasa fonctionnent comme dans la jungle sans respecter la règlementation en matière de d’émission de décibels ?

C’est dire que la plainte de l’UNANA, mieux de Willy Mishiki, est une distraction de l’opinion, car personne ne s’occupe de tapage diurne ou nocturne à Kinshasa.

L’opération cloches, selon leurs auteurs, ne vise qu’à contrer tous ceux qui tiennent à hypothéquer non seulement le processus électoral mais aussi l’avenir de la République démocratique du Congo. C’est contre tous ces subterfuges qui visent à retarder la tenue d’élections que l’Eglise catholique est en train de mobiliser ses fidèles mais aussi tous les hommes épris de justice et de paix en vue de sauver le pays pris en otage par une minorité de dirigeants.

Question finale : auprès de qui l’UNANA va-t-elle se plaindre pour les pétards qui ne cessent de retentir nuit et jour en cette période festive à Kinshasa ?

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